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mercredi 31 mai 2017

Songe à la douceur, de Clémentine Beauvais


Auteur·trice·s : Clémentine Beauvais
Éditeur·trice : Sarbacane
Collection : Exprim'
Pages : 239
Date de parution : 24 août 2016
Genre : Jeunes adultes, romance

Synopsis : Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17 ; c’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant, et plein d’ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse de lui, et lui, semblerait-il… aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s’est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s’aperçoit, maintenant, qu’il la lui faut absolument. Mais est-ce qu’elle veut encore de lui ? Songe à la douceur , c’est l’histoire de ces deux histoires d’un amour absolu et déphasé – l’un adolescent, l’autre jeune adulte – et de ce que dix ans à ce moment-là d’une vie peuvent changer. Une double histoire d’amour inspirée des deux Eugène Onéguine de Pouchkine et de Tchaikovsky – et donc écrite en vers, pour en garder la poésie.

Mon avis : Clémentine Beauvais est une autrice que j'ai découverte avec Les petites reines (un livre que j'avais trouvé formidable, au passage), et c'est donc avec plaisir que je me suis dirigée vers ce roman, inspiré du livre Eugène Onéguine de Pouchkine (et également de l'opéra de Tchaikovsky). Seulement, le livre est écrit à notre époque, avec une histoire d'amour d'adolescent.e.s d'aujourd'hui. Et, fait surprenant, il est écrit entièrement en... vers. 

C'est un peu inquiète que j'ai ouvert ce livre, pour au final m'y plonger totalement. Très vite, je me suis habituée à l'écriture en vers, peu commune, et j'ai apprécie la délicatesse et la poésie qui s'en dégageait. 

Je ne suis pas très friande d'histoires d'amour, d'ordinaire, mais j'ai adoré celle d'Eugène et Tatiana, qui s'installe au fur et à mesure, qui est à la fois simple et compliquée, à la fois commune et unique... Tout en douceur.

C'est une fabuleuse histoire, et j'étais encore plus enthousiasmée en apprenant que Clémentine Beauvais avait réadapté - librement - un classique de la littérature, que j'ai désormais très envie de lire.

16/20

mardi 20 septembre 2016

Pour la vie, de Stassi et Goupil

Auteur·e·s : Jacky Goupil
Illustrateur·trice·s : Claudio Stassi
Scénariste·s : Jacky Goupil
Éditeur·trice : Casterman
Collection : Écritures
Pages : 132
Date de parution : 2011
Genre : Bande-dessinée, romance

Synopsis : Cela fait plus de cinquante ans que Fernand et Édith sont mariés. Ils ne se sont jamais séparés. Pas un seul jour. Jeudi matin, ils ont quitté la maison de retraite Les Coquelicots où ils séjournaient depuis un an et demi. Ils sont allés marcher le long de la voie de chemin de fer qui relie Lyon à Saint Gervais.
Parti de la gare à 8 h 06, le TER 17553 passe juste à côté du village de Saint-Rambert-en-Bugey. Il est 10h34 quand le train arrive à leur niveau. Ils se jettent ensemble sous les roues. Main dans la main pour l'éternité.

Mon avis : Dans cette histoire, nous découvrons Fernand et Edith, âgé·e·s de 80 ans, qui viennent de fêter leur cinquante ans de mariage à la maison de retraite Les Coquelicots. Peu de temps après, un matin, le couple se jette sous un train. Tous deux meurent sur le coup. À la maison de retraite, c'est le choc. Etaient-ils malheureux ? Non, ils étaient très heureux... 

Nous alternons entre le passé d'Edith et Fernand, lorsqu'ils étaient jeunes mariés, et l'époque de leur cinquantième anniversaire de mariage, peu de temps avant leur suicide. Nous apprenons à les connaître, et Jacky Goupil, à travers ce récit, nous parle d'une histoire ordinaire et d'un amour hors-du-commun. 

Bon, je reprocherais à cette histoire d'être un peu trop "belle", dans le sens où tout le monde (ou presque) à la résidence est très sympathique, alors que dans la réalité, cela ne se passe bien sûr pas de cette façon... Mais malgré ce petit bémol, c'est une fantastique histoire sur un amour éternel, inconditionnel, avec ces deux personnes âgées qui sont des personnages très attachants.

J'ai beaucoup aimé les nombreuses références, notamment celles sur Édith Piaf, puisque j'ai toujours aimé cette artiste. 

C'est un livre très émouvant, que je vous recommande.

16/20

samedi 30 janvier 2016

Comme si c'était toi, de Mhairi McFarlane


Mhairi McFarlane
Romance
Milady
539 pages
5 décembre 2014

Synopsis : Au lycée, Anna était grosse, laide et terriblement mal dans sa peau. À trente ans, l’époque où elle était le souffre-douleur de son bahut, et de James en particulier, lui semble déjà loin : elle est belle, elle a un boulot de rêve, et la vie lui sourit. Mais le destin nous réserve parfois d’étranges surprises, et l’homme qui lui a infligé la pire humiliation de sa vie refait surface. Contre toute attente, James est devenu prévenant, drôle, spirituel… et il n’est pas insensible au charme de la ravissante jeune femme avec laquelle il organise une exposition. Il n’a pas reconnu en elle celle dont tout le monde se moquait dix ans plus tôt. Profondément troublée par ces retrouvailles inattendues, Anna est prête à tout pour ne pas retomber amoureuse de son amour de jeunesse…

Mon avis : Comme je suis particulièrement sensible au sujet du harcèlement scolaire, j'avais très envie de lire ce livre. C'est l'histoire d'Anna, trente-deux ans et professeure dans une université, qui va devoir travailler, à son grand malheur, avec James, qui était au lycée avec elle. Seize ans plus tôt, le jeune homme lui a fait vivre une de ces pires humiliations à la fête de fin d'année, alors qu'elle s'apprêtait à quitter le lycée où elle avait été harcelée. James n'a pas reconnu la jeune femme dont tout le monde se moquait auparavant, car elle a énormément changé. Quant à Anna, elle craint que son amour de jeunesse pour James ne refasse surface. 

C'est une histoire contemporaine au style littéraire très simple, très accessible. Cela se lit facilement et rapidement, et, globalement, j'ai passé un bon moment. L'auteure ajoute des touches d'humour ça et là qui m'ont parfois fait rire ou sourire. Je ne suis pas branchée romances, et j'étais contente de voir que les deux protagonistes ne se jetaient pas dans les bras l'un de l'autre.  

Certains passages concernant le harcèlement scolaire m'ont beaucoup touchée et émue. Je retiens particulièrement cette citation : "Elle était allée au lycée désireuse et impatiente d'apprendre, et tout ce qu'on lui avait enseigné, c'était qu'elle ne valait rien." Je la trouve très belle et malheureusement très réaliste. C'est en effet l'une des choses qu'on peut ressentir lorsqu'on est harcelé·e. J'ai vraiment aimé les moments où Mhairi McFarlane mettait l'accent sur ce qui s'était passé, et sur la souffrance d'Anna, seize ans plus tard, toujours hantée par les années lycée. 

En revanche, j'ai trouvé des points négatifs au roman. Déjà, je n'ai pas du tout aimé la toute fin. Je ne voulais pas que ça se termine comme ça, je trouvais ça trop prévisible. De plus, je trouvais cela assez peu crédible. Pour moi, les choses n'auraient pas dû se terminer ainsi. 

J'aimais assez ma lecture, mais c'est vrai que le final a fait chuter mon appréciation (qui n'aurait pas été extraordinaire non plus). Néanmoins, c'est une histoire sympathique, qui aborde le sujet du harcèlement à l'école, avec parfois des passages très beaux et émouvants. C'est un avis assez mitigé, en somme.

mercredi 18 mars 2015

Love Story, d'Erich Segal


Erich Segal
Romance, drame
J'ai lu
123 pages
2006

Synopsis : Oliver Barrett, IVe du nom, descend d’une grande lignée de diplômés de Harvard riches et éminents. Sans doute pour sortir du moule de l’« Ivy League » (c’est–à–dire des plus grandes universités de l’Est des États-Unis), il éprouve le coup de foudre pour Jennifer Cavalleri, une Américaine d’origine italienne étudiante à Radcliffe. Dès la fin de leur année universitaire, ils décident de se marier en dépit de l’avis du père d’Oliver, qui se brouille avec son fils.

Mon avis : Ayant déjà vu - et apprécié - ce film il y a quelques temps, j'avais très envie de découvrir le livre. Ce n'est pas vraiment dans mes habitudes de lire des romances, ceux qui consultent régulièrement mon blog et mes lectures l'auront peut-être remarqué. Néanmoins, de temps en temps, lire une histoire d'amour ça me fait bien envie, surtout si l'intrigue est intéressante. Et c'est le cas ici. 

Nous suivons Oliver, un jeune homme qui va tomber amoureux de Jennifer. Ils sont en tous points différents, ne serait-ce que dans leur condition sociale - Oliver étant issu d'une famille riche, et Jennifer de pauvres -, mais ils vont néanmoins se rapprocher et s'aimer. 

Je trouve qu'il est vraiment dommage que l'auteur dévoile tout dès les premières pages. C'est-à-dire qu'on sait déjà ce qui va se passer à la fin - et c'est la même chose dans le film -, ce que je déplore vraiment. J'aime bien avoir la surprise, et là, il n'y en a pas - ce qui ne m'a pas empêchée d'être vraiment très émue par le livre, au point d'en pleurer à chaudes larmes... Je vous disais l'autre jour que je n'avais pas pleuré sur un livre depuis longtemps. Eh bien voilà, c'est chose faite. 

C'est dire qu'en une centaine de pages à peine, Erich Segal a réussi à me faire apprécier les personnages, auxquels j'étais très attachée. J'ai beaucoup aimé leur relation, le fait qu'ils s'aiment mais passent leur temps à se taquiner, j'ai trouvé ça plutôt touchant. Ceci dit, la relation reste assez clichée, un peu vue et revue (les opposés s'attirent blablabla) mais c'est quand même très bien fait, et j'aurais certainement apprécié une histoire plus longue. J'étais totalement plongée dans l'histoire, à la fois dans l'amour unissant Oliver et Jenny, mais également dans la relation entre le fils et le père, très tendue, puisque ceux-ci se sont fâchés. Les évènements s'enchaînent très vite, et on fait parfois des bonds dans le temps : j'avais l'impression que leur relation commençait tout juste qu'elle avait déjà trois ans. C'était assez déroutant. 

Pour conclure, j'ai quand même beaucoup aimé cette histoire d'amour que j'ai trouvé très belle, et qui a réussi à me bouleverser.

dimanche 28 décembre 2014

Azami, d'Aki Shimazaki


Aki Shimazaki
Romance, contemporain
Léméac/Actes Sud
7 janvier 2015
130 pages

Synopsis : Un quadragénaire installé dans un couple sans surprise mais sans problème croise celle qui fut son premier grand amour d'école, devenue entraîneuse dans un bar. Après Le Poids des secrets et Au coeur du Yamato, Aki Shimazaki dans ce nouveau cycle romanesque observe l'intimité sensuelle et amoureuse des individus sans se départir de sa pudeur ni de son élégance.

Mon avis : Nous faisons la connaissance de Mitsuo Kawano, le personnage principal, qui vit une relation sexless avec sa femme (c'est-à-dire qu'ils n'ont plus de relations sexuelles). Cependant, celui-ci ne la trompe pas, bien qu'il aille régulièrement dans des bars voir des entraîneuses. Pourtant, un jour, il va tomber sur un ancien camarade de classe et ils vont se rendre dans le bar X où ils vont apercevoir une de leur ancienne camarade de classe, dont Mitsuo était amoureux étant plus jeune. Celle qu'il appelait "Azami" secrètement est devenue entraîneuse. Il va cependant reprendre contact avec elle, et retomber amoureux.

Tout en douceur, Aki Shimazaki nous plonge dans cette histoire d'amour, en nous parlant de la fragilité du couple de Mitsuo, de l'alchimie et de l'attirance. Je ne suis pas une amatrice de romances, et pourtant j'ai bien aimé ce livre, que j'ai trouvé très beau. Je dois dire que je suis assez curieuse de découvrir la suite.

mercredi 29 octobre 2014

Ce qui nous lie, de Samantha Bailly

Auteur : Samantha Bailly
Genre : Romance, fantastique
Éditeur : Milady
Collection : Grande romance
Parution : 19 avril 2013
Pages : 282
Prix : 15 euros 20
ISBN : 9782811210304

Synopsis :

Alice a un don. Les liens entre les individus lui apparaissent sous forme de fils lumineux. Un phénomène inexplicable qu’elle a appris à dissimuler... et à utiliser pour démasquer les hommes infidèles et venger les femmes trompées. Mais au fond, Alice aspire à retrouver une vie «normale», celle du bureau, des collègues et des relations simples. Son nouveau job dans un cabinet de recrutement semble lui offrir tout cela, et plus encore.
Parmi les personnalités variées qui cohabitent dans l’open space, elle rencontre Raphaël, chasseur de têtes et de cœurs, un homme inaccessible qui ne la laisse pas indifférente. Le seul dont Alice n’arrive pas à percevoir les liens.

Mon avis :

Bien que je ne sois pas une amatrice d'histoires d'amour, j'étais très intriguée par ce livre, dont j'avais entendu beaucoup de bien. De plus, l'histoire ne se concentrait pas uniquement sur une romance, puisque le surnaturel y avait aussi sa place. Je me suis plongée dans ce roman, avec beaucoup d'attentes, et je n'ai pas aimé autant que je l'imaginais.

Premièrement, je n'ai pas accroché spécialement aux personnages principaux, Alice et Raphaël. Je ne comprenais pas forcément les réactions d'Alice, et j'ai trouvé que, bien que parfois touchant, Raphaël était plutôt du genre horripilant. Il est beaucoup trop sûr de lui, les seuls moments où il m'a semblé plus sympathique, c'était lorsqu'il laissait tomber sa carapace de beau mâle macho. J'ai beaucoup plus aimé le personnage de Sébastien, qui, pourtant, me rebutait totalement au début (justement à cause de ce côté macho que je ne supporte pas), puisqu'on découvre au final un personnage attachant.

Alors comme je n'ai pas aimé plus que ça les deux personnages principaux, j'ai été vite barbée par leur histoire d'amour. J'avais envie de leur dire de se bouger, de se décider une bonne fois pour toutes à faire quelque chose. Le don d'Alice m'a bien plus intéressée, j'ai été un peu frustrée qu'on en sache pas plus sur son apparition, ses origines, le pourquoi du comment...

Malgré tout ce que je peux en dire là, j'ai quand même passé un bon moment. C'est un livre qui se lit vraiment très vite, avec un style plutôt sympa (on alterne entre le passé, le présent et le futur). J'ai bien aimé le style de Samantha Bailly, mais je n'ai pas accroché plus que ça à ce livre cependant. Je suis certaine que Les stagiaires, de la même auteur, me plaira bien plus.

mercredi 1 octobre 2014

Eleanor & Park, de Rainbow Rowell

Auteur : Rainbow Rowell
Traducteur : Juliette Paquereau
Genre : Jeunesse, romance
Éditeur : Pocket Jeunesse
Collection : Grand format
Parution : 5 juin 2014
Pages : 378
Prix : 16 euros 90
ISBN : 978-2266234702

Synopsis :

États-Unis, 1986. Eleanor est une lycéenne trop rousse, trop ronde et est harcelée par tout le monde au lycée. Dans le bus scolaire, elle a l'habitude de s'asseoir à côté de Park, un garçon timide, qui l'ignore poliment. Peu à peu, les deux lycéens vont se rapprocher, liés par leurs passions communes pour les comics et les Smiths.

Mon avis :

Avant même sa sortie, j'entendais parler d'Eleanor & Park, et j'avais très envie de le lire ! J'ai vu qu'il était comparé à Nos étoiles contraires, pas au niveau de l'intrigue, mais parce que ce livre, comme celui de John Green, a immédiatement plu à tout le monde (ou, en tous cas, à une grande majorité de personnes). J'avais beaucoup aimé Nos étoiles contraires, mais, avec tous les avis positifs, j'en attendais vraiment beaucoup. Peut-être trop. Du coup, j'ai apprécié ce livre mais pas tant que je l'imaginais. J'ai décidé de ne pas me faire "avoir" avec Eleanor & Park, et de ne pas m'attendre à trop. Et finalement ? Un coup de cœur !

J'en suis vraiment ravie, parce que j'aime bien la young-adult, mais je n'en lis pas des masses, et je pense pas avoir tant de coups de cœur en littérature jeunesse et jeunes adultes, contrairement aux polars ou à la littérature. Alors forcément, c'était inattendu que j'aime autant ce livre !

Je m'attendais à une histoire d'amour somme tout banale (malgré l'originalité qui en ressort, puisque la relation se base sur l'amour de la musique et des comics), mais au final il n'en est rien. Déjà, ça se passe dans les années 80, c'est assez rare de voir des livres de young-adult qui se situent dans le passé (pas si éloigné que ça, bien sûr). Comme Eleanor & Park aiment la musique, ils parlent beaucoup des "vieux" groupes, et je suis quelqu'un qui apprécie avoir des références culturelles dans les bouquins (sans pour autant que ça soit tout le temps, ou fait n'importe comment. Là, nous avons deux passionnées de musique, c'est cohérent et logique qu'ils en discutent). Ensuite, leurs débats sur les comics et leurs héros m'ont beaucoup amusée, même si je n'y connais pas franchement grand-chose en comics. En bref, ces petits aspects culturels tout bêtes m'ont séduite !

Et les personnages, bien sûr ! Qu'est-ce que j'aurais aimé rencontrer un gars comme Park au collège ou au lycée (même si au lycée, j'ai rencontré mon copain, nous n'étions pas ensemble là-bas, donc pas de soutien "direct"). C'est une période qui s'est très mal passée pour moi, un peu comme pour Eleanor. Je l'ai trouvée très courageuse, et je me suis dit qu'elle avait de la chance d'avoir Park (c'est à peu près la seule chose pour laquelle elle a de la chance...) C'est un garçon très gentil, très attachant. Quant à Eleanor, comme je viens de le dire, elle est courageuse. Elle affronte sa triste vie sans broncher, j'en connais plus d'un qui aurait pété un plomb rien qu'en vivant la moitié de ce qu'elle vit. Son beau-père est un salaud, ses "camarades" n'en sont pas vraiment, ils sont tout bonnement infects. J'ai plusieurs fois versé des larmes, en voyant dans quelle situation elle se trouvait. Je me suis beaucoup retrouvée en cette fille un peu maladroite, qui se prend tout le temps des coups dans la gueule. J'avais presque l'impression d'être retournée au collège ou au lycée (j'ai même vécu des situations similaires à celles qu'elle a vécues). J'ai trouvé que Rainbow Rowell savait de quoi il parlait, notamment en abordant un sujet aussi sensible que le harcèlement. Il nous décrit des situations sordides. Peut-être pour que les lecteurs prennent conscience que ce ne sont pas QUE des chamailleries entre élèves ?

Au-delà de ça, le fait que ce soit une histoire d'amour qui se concentre sur d'autres choses (et pas seulement "oh je t'aime oh moi aussi faisons notre vie ensemble", ça va quand même un peu plus loin que ça), ça m'a plu. Je ne suis pas franchement attirée par les romances, j'en lis très peu à vrai dire. J'ai envie de lire quelque chose qui sort de l'ordinaire, et ça a été le cas avec Eleanor & Park. On aborde des sujets graves comme les problèmes familiaux, le manque d'argent, le harcèlement scolaire... Bref, tant de sujets qui nous touchent tous, d'une manière ou d'une autre. Et puis, je ne m'attendais pas à cette fin. Tout simplement pas à ce livre. Et ça, ça me plait vraiment ! D'être surprise.

Pour conclure, c'est un roman qui se lit d'une traite (si vous avez un peu de temps devant vous bien sûr), qui aborde pleins de sujets très intéressants, avec des personnages très attachants (ou haïssables... si vous l'avez lu, vous savez desquels je parle), des références culturelles intéressantes, quelques surprises, des rebondissements et, bien sûr, une chouette histoire d'amour. C'est un véritable coup de cœur, et ça je ne m'y attendais vraiment pas !

mercredi 26 février 2014

Le bleu est une couleur chaude, de Julie Maroh

Auteure : Julie Maroh
Illustratrice : Julie Maroh
Genre : Bande-dessinée, romance
Éditeur : Glénat
Parution : 1er avril 2010
Pages : 156
Prix : 17 euros 50
ISBN : 978-2-7234-6783-4

Synopsis :

Clémentine, étudiante, rencontre Emma, avec qui elle va vivre une passion amoureuse en dépit des préjugés et du conformisme. Un one-shot fleur-bleue qui traite de façon romantique le thème de l'homosexualité féminine et ses tabous.

Mon avis : 

Je crois que je n'ai jamais autant aimé une bande-dessinée. J'irais même jusqu'à parler de coup de cœur, et c'est bien la première fois en ce qui concerne les bande-dessinées. J'avais repéré ce livre sur la blogo quelques temps avant la sortie de La vie d'Adèle (qui est une adaptation libre) au cinéma. J'ai d'ailleurs appris un peu par hasard, pour la sortie du film, puisque mon petit ami m'a proposé comme ça d'aller le voir, et le thème m'a tout de suite branchée. J'ai fait ensuite le rapprochement avec Le bleu est une couleur chaude.

Pour vous parler un peu du synopsis, il met en scène Clémentine (appelée Léa dans le film), une jeune lycéenne de quinze ans tout à fait comme les autres, qui va vivre sa première expérience avec un garçon, mais elle va vite se rendre compte que ça ne lui plait pas tellement. Tout bascule lorsqu'elle rencontre Emma, une jeune femme un peu plus âgée qu'elle, séduisante et abordant une belle chevelure bleue, et Clémentine est fascinée par elle. Rapidement, elle va se découvrir des sentiments qu'elle ne soupçonnaient même pas...

Concernant les dessins, ils sont vraiment très beaux, et mettent en scène des flash-back, en noir et blanc, excepté la couleur du journal intime de Clémentine et, bien sûr, des cheveux bleus d'Emma. Le trait est bien dessiné, très réaliste, et j'ai bien aimé le fait que la couleur bleue soit accentuée à chaque fois (ainsi, le livre porte bien son titre). Les sentiments des personnages sont parfaitement bien transmis à travers le dessin.

Ensuite, il faut savoir qu'il s'agit d'un thème d'actualité (surtout au moment de la sortie du film, avec toute cette polémique sur le mariage pour tous), et je n'avais jamais lu de bande-dessinée (ni même de roman) de ce genre. Julie Maroh a su très bien parler de l'homosexualité, de la difficulté à se faire accepter, et même des craintes et de la honte que les homosexuels peuvent éprouver. Mais aussi, elle a fait naître une très belle histoire d'amour qui m'a émue aux larmes (j'en ai versé plus d'une, même !).

Pour conclure, je vous dirais qu'il s'agit vraiment d'une superbe histoire, avec de très beaux dessins. C'est un vrai coup de cœur en ce qui me concerne ! J'avais emprunté la bande-dessinée à la librairie où j'effectue mon stage, mais j'ai tellement aimé que je vais l'acheter, dès demain.

jeudi 6 février 2014

Cinquante Nuances de Grey, tome 1, de E.L. James

Auteure : E.L. James
Traducteur : Denyse Beaulieu
Genre : Romance, érotique
Éditeur : JC Lattès
Collection : Romans étrangers
Parution : 17 octobre 2012
Pages : 551
Prix : 17 euros
ISBN : 978-2709642521

Synopsis :

Romantique, libérateur et totalement addictif, ce roman vous obsédera, vous possédera et vous marquera à jamais.

Lorsqu’Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime jeune chef d’entreprise Christian Grey, elle le trouve très séduisant mais profondément intimidant. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l’oublier – jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille et l’invite à un rendez-vous en tête-à-tête.

Naïve et innocente, Ana ne se reconnait pas dans son désir pour cet homme. Quand il la prévient de garder ses distances, cela ne fait que raviver son trouble.

Mais Grey est tourmenté par des démons intérieurs, et consumé par le besoin de tout contrôler. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, Ana découvre ses propres désirs, ainsi que les secrets obscurs que Grey tient à dissimuler aux regards indiscrets…

Mon avis : 

Autant le dire tout de suite : je n'ai absolument pas aimé ce livre. Mais je tiens tout d'abord à préciser que je ne tiens à vexer personne. Je ne critique pas les gens qui ont aimé ce livre. Comme on dit "Tous les goûts sont dans la nature !" Je ne suis pas là pour vous dire que c'est bien ou pas bien de lire ça, j'expose mon opinion, ça n'engage que moi. Je tiens à le préciser, pour que personne ne le prenne mal.

Je n'en attendais pas grand-chose (bien au contraire), ce n'est donc pas une déception, mais toujours est-il que je n'ai pas du tout aimé. Le livre est indiqué, sur Livraddict, comme étant une romance, mais je le définirais plus comme un livre érotique. Je ne vois absolument pas en quoi ce premier tome est une romance.

Je sais que la relation des deux personnages, Anastasia et Christian, va évoluer au fil de la trilogie, et cela va probablement se concrétiser par un véritable amour plutôt que par cette relation dominant-dominée que je trouve assez malsaine, puisque le romantisme et l'amour en sont totalement absents. Comme je n'ai vraiment pas aimé ce premier tome et que j'ai l'impression d'avoir perdu mon temps, je ne lirais sûrement par la suite.

Revenons-en donc au premier tome de cette trilogie. Il met en scène deux personnages, donc, Anastasia, jeune étudiante en lettres réservée et un homme, relativement jeune, Christian Grey. Ce dernier est le chef d'une grande entreprise, et ne cesse de faire savoir tout au long du livre qu'il a "des moyens". Les deux personnages m'ont profondément agacée et énervée, pour des raisons totalement différentes. Comme je le disais, Anastasia est quelqu'un de timide, très effacée. J'ai eu beaucoup de mal à supporter sa naïveté. Ca dégoulinait de niaiserie, d'innocence, elle était tout bonnement insupportable ! Quant à Christian Grey, c'est le type qui, sous prétexte qu'il a réussi et qu'il a de l'argent, s'estime supérieur aux autres (même dans ses relations amoureuses), et j'avais envie de lui foutre des claques... Pour résumer, les personnages ne m'ont pas séduite, au contraire, et je ne comprend vraiment pas comment les fans de la trilogie peuvent baver devant un personnage aussi chiant que Christian Grey, aussi beau et sexy soit-il.

Ensuite, je n'ai pas vraiment aimé le style d'écriture de l'auteure, parce qu'il y avait beaucoup trop de répétitions. C'est bon, on a compris, que Monsieur Grey est un homme sexy et érotique, qu'Anasasia fond devant lui, et que le cuir chevelu la picote dès que le jeune homme lui fait un compliment, oh, là, là, je défaille... Anastasia passe également tout son temps à se mordre la lèvre. Quant aux scènes sexuelles, il y a également des répétitions. Ces dernières sont nombreuses, mais relativement courtes. Peut-être pas suffisamment bien détaillées. Je trouve ça dommage, pour un livre érotique. Les scènes ne sont pas particulièrement choquantes, mais le langage des protagonistes est très fleuri (peut-être un peu trop !) Après, je n'ai jamais lu d'autre livre érotique mettant en scène du sadomasochisme, je n'ai donc pas de point de comparaison vis-à-vis de ça.

Pour les points positifs, je noterai que, malgré tout, j'ai lu le livre très rapidement. C'est une écriture simpliste et, en refermant le livre, j'étais légèrement frustrée. J'avais presque envie d'en connaître la suite, parce qu'on nous laisse sur notre faim. Néanmoins, j'ai trouvé beaucoup trop de points négatifs à ce premier tome pour avoir envie de lire la suite, et l'histoire ne m'a pas particulièrement intéressée, si ce n'est la fin qui m'a intriguée.

En résumé, c'est une critique très négative que je vous livre ici. Je ne comprends pas pour quelles raisons ce livre a eu autant de succès. Peut-être que le genre romantique/érotique est trop loin de ce que j'apprécie, tout comme le style de l'auteure.

vendredi 29 novembre 2013

Orgueil et préjugés, de Jane Austen

Auteure : Jane Austen
Genre : Classique, romance
Éditeur : 10/18
Parution : 2012
Prix : 6 euros 60

Synopsis :

Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage: l'héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l'épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu'il n'y a en fait qu'un héros qui est l'héroïne, et que c'est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.

Mon avis :

J'ai entendu parler de ce livre des tonnes de fois et, jusqu'à présent, je m'étais contentée de regarder le film. La romance n'étant pas un genre que j'affectionne particulièrement, j'ai rejeté longtemps le moment de lire ce livre. Comme j'ai entendu beaucoup de bien sur ce livre et le style de Jane Austen en général, je me suis laissée tenter, et je ne regrette absolument pas.

L'histoire se passe à la fin du 18ème siècle, en Angleterre. Mrs Bennet est obsédée à l'idée de marier ces cinq filles, Jane, Elizabeth, Lydia, Mary et Kitty. C'est ainsi qu'Elizabeth, avec son franc-parler, rencontre Mr Darcy, un homme riche qui, aux premiers abords, lui apparaîtra comme quelqu'un d'antipathique et orgueilleux. Il faudra du temps pour que les deux personnages parviennent à s'apprécier.

En ce qui concerne les personnages, j'ai beaucoup aimé Mr Bennet et Elizabeth. En revanche, j'ai trouvé sa mère et ses sœurs plutôt agaçantes. Le personnage qui m'a le plus charmée, c'est bien sur Darcy (comme tout le monde, je crois). Au début, il est imbuvable ; mais, au fur et à mesure de l'histoire, j'ai commencé à bien l'apprécier.

J'ai trouvé le titre tout à fait approprié. Darcy nous apparaît tout d'abord comme un personnage orgueilleux et arrogant. Elizabeth va donc aussitôt le détester, et encore plus lorsque Wickham lui racontera des horreurs sur Darcy : c'est là qu'apparaissent les préjugés. Je pense qu'on ne pouvait pas mieux trouver, comme titre.

Par contre, je ne suis pas d'accord avec l'idée donnée dans le livre, où une femme doit trouver un mari convenable qui lui apportera une situation confortable, puis ensuite devenir une parfaite femme d'intérieure. Heureusement, Elizabeth casse un peu ça, et c'est pas plus mal.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ce classico-romantique. Je trouve que ce roman est intemporel, et l'écriture de Jane Austen reste très fluide, malgré les deux siècles qui nous séparent du roman. Après, ce n'est pas un coup de cœur pour autant. J'ai bien aimé, je relirais avec plaisir d'autres œuvres de l'auteure, mais, parmi le peu de classiques que j'ai lus jusqu'à présent, j'ai trouvé les autres plus intéressants.

lundi 18 novembre 2013

Les gens heureux lisent et boivent du café, d'Agnès Martin-Lugand

Auteure : Agnès Martin-Lugand
Genre : Romance
Éditeur : Michel Lafon
Parution : 2013
Pages : 253
Prix : 14 euros 95

Synopsis :

« Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. […] J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »

Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.

Entre « Le Journal de Bridget Jones » et « Love Story », l’histoire de Diane nous fait passer par toutes les émotions. Impossible de rester insensible au parcours tantôt dramatique tantôt drôle de cette jeune femme à qui la vie a tout donné puis tout repris, et qui n’a pas d’autre choix que de faire avec.

Mon avis :

J'étais pourtant impatiente de commencer ce roman. Le titre me plaisait vraiment, la couverture était attrayante, le résumé m'a tout de suite fait envie et, quand j'ai vu tous les avis positifs, je me suis dit que ça pourrait être vraiment bien de le lire. Je l'ai emprunté à ma belle-mère, qui venait de le terminer, impatiente de m'y m'être. C'est pourquoi ce fût une si grosse déception, lorsque je me suis rendue compte que le livre était loin, très loin, de correspondre à mes attentes. Je vous explique.

Au début, j'ai bien aimé. J'ai tout de suite été plongée dans l'histoire de la pauvre Diane, dont les malheurs m'attristaient vraiment. Après le décès de son mari et de sa fille, elle fait une grave dépression. Elle ne vit plus qu'au travers d'eux, jusqu'au jour où elle décide de s'exiler en Irlande. Elle va louer une petite maison à un couple de personnes âgées adorables. Seulement, son voisin, Edward, est un personnage exécrable. Tous deux vont se détester et passer leur temps à s'envoyer des piques, mais ils vont cependant finir par faire connaissance. J'ai trouvé leur relation tout simplement niaise, clichée au possible. C'est cette relation, cette niaiserie, qui, de mon point de vue, fait de ce livre un roman comme les autres, sans rien de plus qu'un simple Harlequin, par exemple.

Je ne veux surtout pas dénigrer le travail de l'auteur. Bien qu'ordinaire, l'intrigue est bonne. Et puis, je suis bien contente pour Agnès Martin-Lugand, d'avoir réussi à faire éditer son livre. Mais bon, je suis aussi là pour dire ce que je pense d'un livre, les points positifs comme les points négatifs. C'est peut-être un peu dur, mais, pour moi, ce roman n'a pas grand intérêt. C'est vu et revu, et bien trop cliché. L'écriture est plate, ce n'est pas franchement passionnant, bien que ça se laisse lire très facilement, et qu'il ne m'a donc pas fallut longtemps pour lire ce livre.

Ce que j'ai trouvé dommage, surtout, c'est qu'à partir du moment où elle arrive en Irlande, Diane va tout de suite beaucoup mieux, et pense beaucoup moins à son mari et à sa fille. J'ai trouvé ça assez illogique. Ils sont relégués très rapidement au second plan, le reste de l'histoire se concentre assez peu sur sa façon de faire le deuil, c'est dommage.

Pour résumer, ce n'est pas un roman qui m'a marquée. Pas désagréable à lire, mais ce n'est franchement pas quelque chose que je recommanderais à quelqu'un qui cherche un livre poignant parce que, pour moi, ce n'est pas vraiment le cas. Je n'ai pas été réellement émue, et j'étais surtout agacée par la relation entre Diane et Edward. J'aurais voulu plus d'émotions, et moins de niaiserie.