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mardi 27 mars 2018

Petit traité sur l'immensité du monde, de Sylvain Tesson, lu par Olivier Martinaud


Auteur.trice.s : Sylvain Tesson
Lecteur.trice : Olivier Martinaud
Éditeur.trice : Le Livre qui Parle
Pages / durée : 167 pages / 167 minutes
Date de parution : 1er février 2018
Genre.s : Essai, récit de voyage

Synopsis : Pour ralentir la fuite du temps, Sylvain Tesson parcourt le monde à pied, à cheval, à vélo ou en canot. Dans les steppes d'Asie centrale, au Tibet, dans les forêts françaises ou à Paris, il marche, chevauche, escalade aussi les monuments à mains nues.
Pour mieux embrasser la terre, il passe une nuit au sommet de Notre-Dame de Paris, bivouaque dans un arbre ou sous un pont, construit des cabanes.
Cet amoureux des reliefs poursuit le merveilleux et l'enchantement. Dans nos sociétés de communication, il en appelle à un nouveau nomadisme, à un vagabondage joyeux.
Ce Petit traité sur l'immensité du monde est un précis de désobéissance naturaliste, une philosophie de poche buissonnière, un récit romantique contre l'ordre établi.

Mon avis : Second livre de Tesson que j'ai l'occasion de découvrir, cette fois grâce à la Masse Critique Babelio et aux éditions Le Livre qui Parle, que je remercie. 

Nous allons y suivre les réflexions de l'auteur, notées à travers ces périples, sur le voyage, le vagabondage, la nature, le Monde... C'est presque philosophique et, à mon sens, pas forcément accessible à tous.tes (mais peut-être est-ce dû au fait que je n'étais pas toujours à 100% concentrée sur ma lecture, comme je l'écoutais). Dans tous les cas, Sylvain Tesson a une approche intéressante des choses. Il parle parfois de se retirer dans un endroit isolé, ce qu'il a fait et que nous pouvons retrouver dans le livre Dans les forêts de Sibérie. Au passage, j'ai apprécié cette lecture bien plus... 

Oui, cette fois, j'ai un peu bloqué. Le laps de temps entre les deux livres était peut-être trop court, je ne sais pas. Toujours est-il que certains propos un peu moralisateurs de Sylvain Tesson m'ont un peu agacée. Malgré ce petit bémol, il dit des choses intelligentes et qui font réfléchir... J'ai beaucoup apprécié le passage où il parle des femmes (des pays d'Asie, principalement), c'était des choses qui faisaient écho en moi. 

Concernant le format livre audio, j'ai trouvé très agréable d'écouter Olivier Martinaud. Il a une voix calme, posée, mais suffisamment entraînante pour ne pas nous endormir. C'était chouette, j'avais l'impression d'entendre quelqu'un me raconter ses pensées... C'est tout à fait le genre de livre qui, à mon sens, se prête au format audio. Il aurait sans doute été encore plus sympathique de prendre de quoi l'écouter dans la nature, en marchant. J'ai voulu le faire, et je n'en ai pas eu l'occasion avant d'avoir terminé le livre. Une prochaine fois, peut-être ? 

Je suis contente d'avoir découvert cet essai, d'autant plus au format audio. En revanche, je vais attendre un peu avant de me replonger dans du Sylvain Tesson, car j'ai sans doute fait un "trop plein" pour le moment.

13/20

mardi 23 janvier 2018

Dans les forêts de Sibérie, de Sylvain Tesson



Auteur.trice.s : Sylvain Tesson
Éditeur.trice : Gallimard
Collection : Blanche
Pages : 267
Date de parution : 2011
Genre.s : Récit de voyage, témoignage

Synopsis : Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie.
J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal.
Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché d'être heureux.
Je crois y être parvenu.
Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie.
Et si la liberté consistait à posséder le temps ?
Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence - toutes choses dont manqueront les générations futures ?
Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.

Mon avis : Sylvain Tesson, un auteur que j'ai envie de découvrir depuis quatre ans désormais, et d'autant plus depuis qu'une bonne amie à moi m'a offert ce livre tout en m'en vantant les mérites. Nous sommes en hiver, période propice à cette lecture... En effet, c'est le récit d'un voyage en solitaire dans une cabane, dans les forêts de Sibérie. Nous avons ici une sorte de journal de bord, tenu durant les six mois d'excursion. 

Chargé de vivres, de vodka et de livres, Sylvain Tesson a vécu une aventure hors-du-commun, et c'était un véritable plaisir qu'il partage ce moment. Les descriptions des lieux m'ont donné envie de m'y rendre, d'être seule avec moi-même et la nature également pendant quelques temps... se ressourcer, c'est tout à fait ce que l'auteur a accompli. Il s'émerveille de ce qu'il y a autour de lui, des lectures qu'il peut faire dans ce lieu atypique... 

Il nous livre ses pensées, de la plus simple à la plus philosophique, et ce n'est pas sans rappeler le fameux Walden d'Henry David Thoreau (cité à plusieurs reprises, d'ailleurs). Ceci dit, j'ai trouvé Dans les forêts de Sibérie plus accessible et moins rébarbatif. Le style est très poétique, et c'était un véritable plaisir de m'y replonger. 

Pourtant, je n'ai pas été constamment séduite. Certains propos tenus par Sylvain Tesson m'ont passablement dérangée. Je l'ai trouvé peu bienveillant par moments. Malgré ce petit bémol, les beaux instants de lecture que j'ai pu avoir été vraiment agréables. 

Je me suis ennuyée à quelques reprises. J'avais comme l'impression qu'il écrivait certaines choses, juste pour remplir son journal de bord. Mais globalement, ce n'est pas cette impression que j'ai eue. Et, bien que parfois en désaccord avec l'auteur, je me suis un peu retrouvée dans ce qu'il disait (son ras-le-bol de la vie moderne...).

C'était une lecture pas tout à fait comme les autres, avec des points positifs et négatifs, mais qui, au bout du compte, nous apporte quelque chose.

15/20

dimanche 27 juillet 2014

Indian Creek, de Pete Fromm

Auteur : Pete Fromm
Traducteur : Denis Lagae-Devoldère
Genre : Aventure
Éditeur : Gallmeister
Collection : Totem
Parution : 30 avril 2010
Pages : 240
Prix : 9 euros 20
ISBN : 978-2351785027

Synopsis :

Pete Fromm s'apprête à vivre un long hiver, seul, au coeur des montagnes Rocheuses. L'auteur livre dans ce récit son témoignage, véritable hymne aux grands espaces sauvages de l'Idaho.

Mon avis :


C'est le récit d'une aventure hors-du-commun vécue par l'auteur, lorsqu'il était âgé d'une vingtaine d'années seulement. On lui a confié un boulot sortant de l'ordinaire : s'occuper et surveiller un bassin d’œufs de saumon, dans les grandes Rocheuses. Mais ce qu'il y a de vraiment différent dans ce travail, c'est que le jeune homme va se retrouver isoler pendant tout l'hiver... ou, plus précisément, durant sept mois, période où les routes qui mènent à Indian Creek seront bloquées par la neige.

En débarquant là-bas, Pete Fromm ne connaissait rien sur la vie en pleine nature et sur la façon d'y (sur)vivre seul durant sept mois. Il a appris. Grâce à des livres et à ses erreurs. C'est un fabuleux roman d'apprentissage, où le jeune homme va apprendre à grandir et à se débrouiller seul. Durant 240 pages, on le suit dans ses aventures, et on a l'impression d'y être nous aussi. Et, bien qu'il faisait très froid là-bas, une chaleur se dégage à la lecture du roman...

Un petit livre absolument charmant, aux éditions (tant aimées de moi-même) Gallmeister, 240 pages de pur bonheur pour 9 petits euros. Je l'ai emprunté, pour ma part, mais je l'ai tant aimé que je me l'achèterai sûrement ! Un superbe livre, un petit coup de cœur pour ma part !

samedi 3 mai 2014

Voyage aux iles de la Désolation, d'Emmanuel Lepage

Auteur : Emmanuel Lepage
Illustrateur : Emmanuel Lepage
Genre : Bande-dessinée, aventure
Éditeur : Futuropolis
Collection : Albums
Parution : 10 mars 2011
Pages : 158 pages
Prix : 24 euros 40
ISBN : 978-2754804240


Synopsis :

Pour la mer — afin de la comprendre et de savoir la dessiner —, pour les Terres australes — qui sont comme la promesse d’un temps qui n’est plus —, en mars et avril 2010, pendant plusieurs semaines, Emmanuel Lepage a embarqué sur le Marion Dufresne, au départ de Saint-Denis de La Réunion, pour faire le voyage dans les T. A. A. F., les Terres Australes et Antarctiques Françaises.
Les Terres australes : îles de Crozet, d’Amsterdam, de Saint-Paul et, la plus connue, de Kerguelen, jadis surnommées les îles de la Désolation. Des confettis d’empire, égarés dans l’immensité bleue à des milliers de kilomètres de toute terre habitée. Îles inconnues, sauvages, inhospitalières, mystérieuses. Battues par des vents violents, elles ne comptent d’humains que les scientifiques, de toutes disciplines, venus le temps de missions pouvant durer plusieurs mois, et les quelques militaires et contractuels chargés de faire fonctionner leurs bases d’habitation et de travail.

Mon avis :

Le départ est imminent, et laissez-vous entraîner dans l'aventure d'Emmanuel Lepage...

Cette bande-dessinée est en réalité le carnet de voyage d'Emmanuel Lepage, qui est parti durant un mois, en 2010, à bord du Marion Dufresne, pour faire un voyage dans les Terres Australes et Antarctiques Françaises. L'auteur nous conte son voyage à travers un récit agrémenté de superbes illustrations, au pastel, à l'aquarelle...

Ainsi, nous faisons la connaissance des personnes qu'il a côtoyées durant cette expédition : des scientifiques, des journalistes, des photographes... chacun avec une mission qui lui est attribuée. Ensuite, nous nous familiarisons avec le quotidien à bord et nous faisons la connaissance de ces iles.

Les croquis réalisés ont été fait sur place, et retranscrivent, à mon avis, très bien ce que l'auteur a pu voir ou noter. Ce carnet de voyage nous permet, à nous aussi, de voyager et de découvrir des endroits inconnus... grâce à des dessins remarquablement bien faits.

C'est un véritable reportage que nous avons là, où nous découvrons ces iles fascinantes. Une épopée formidable : on s'y croirait !