lundi 8 avril 2019

La révolte d'Eva, d'Elise Fontenaille


Auteur·trice·s : Elise Fontenaille
Éditeur·trice : Rouergue
Collection : Doado
Pages : 45
Date de parution : 14 octobre 2015
Genre·s : Roman, jeunes adultes, drame

Synopsis : Ce livre pourrait être un conte, l'histoire d'un monstre et de ses quatre filles, vivant à l'écart d'un village en bord d'une forêt. Mais cette histoire terrible a vraiment eu lieu, il y a une vingtaine d'années, en France. 
Éva, une ado ravissante aux boucles d'or, se révoltera contre la violence de son père jusqu'à accomplir le pire. À la maison, elle et ses sœurs vivaient un enfer, sans que jamais la mère n'intervienne, ni personne de l'entourage. Mais au dehors, Éva savait prendre le plaisir de vivre, se promener dans la forêt avec son chien, passer de bons moments avec sa seule amie... 
Comme dans plusieurs de ses précédents romans, Élise Fontenaille s'inspire d'un fait divers et nous livre la confession bouleversante d'une ado qui voulait simplement vivre.

Mon avis : Avant de commencer cet ouvrage, je n'avais pas vraiment pensé à quelle histoire il se rapportait, mais j'ai rapidement compris qui était Éva, cette jeune fille qui a été insultée et frappée durant des années par son père, tout comme ses sœurs. C'est ce qu'a vécu Ida Beaussart durant son enfance jusqu'à la fin des années 80, en France. 

L'affaire Ida Beaussart est une sombre histoire et l'autrice s'est inspirée de ce fait divers pour écrire ce roman, où une jeune ado, très jolie, aux boucles d'or, est violentée par son père, tandis que sa mère ne fait rien pour défendre ses filles, terrorisée par cet homme qu'elle a épousé. Je savais déjà ce qui allait se passer, ayant lu la biographie d'Ida Beaussart intitulée Ida, histoire d'une parricide. 

Toujours est-il que de se plonger dans un roman, écrit à la première personne, qui regorge de tant de haine et de violence, ce n'était pas évident. Ma gorge était nouée durant ma lecture et je ne me suis pas arrêtée, afin de pouvoir respirer de nouveau une fois le livre terminé. Élise Fontenaille nous décrit en quelques lignes l'horreur vécue par cette famille durant des années, sans que personne ne dise jamais rien. Il y avait les coups, mais aussi la dureté des mots et, bien sûr, ce que les quatre filles étaient obligées de faire, comme saluer le portrait d'Hitler chaque jour. 

Un récit dur, poignant, qui nous montre une réalité vécue par une famille il n'y a pas si longtemps que cela. L'écriture de l'autrice est incisive mais efficace, et on ressort de ce livre chamboulé·e et, comme Éva, révolté·e. 

15/20

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