mercredi 9 janvier 2019

Love is love, de Marc Andreyko


Dirigé par : Marc Andreyko
Traducteur·trice·s : Jean-Paul Jennequin, François Penaud et Céline Graf
Éditeur·trice : Bliss Comics
Pages : 160
Date de parution : 25 novembre 2017
Genre·s : Comics,  témoignages

Synopsis : Le 12 juin 2016 à Orlando, en Floride, 49 personnes furent assassinées en raison de leur identité sexuelle. Aujourd'hui, le monde des comics se réunit pour rendre hommage aux victimes de l'attentat du Pulse. 

Scénaristes, artistes et personnalités du monde entier, inspiré·e·s par cet événement tragique, livrent dans ce recueil des histoires inédites. Tous et toutes y expriment leur tristesse et leur compassion, leur frustration et leur espoir. En rendant hommage aux victimes, aux survivants et à leur famille, ils·elles transmettent un message universel de paix et de tolérance.

Mon avis : À l'initiative de Marc Andreyko et de l'éditeur IDW Publishing (avec le soutien de DC Comics), Love is love a vu le jour afin de rendre hommage aux 49 personnes qui ont été tuées le 12 juin 2016 dans la boîte de nuit Pulse, à Orlando, parce qu'elles étaient des personnes LGBTQI+. Par ailleurs, tous les bénéfices de cet ouvrage sont reversés à des associations LGBT+ et à SOS homophobie. 

Nous commençons la lecture avec les noms de toutes les victimes et leur âge, puis une introduction de Patty Jenkins (réalisatrice de Monster et Wonder Woman) que j'ai trouvée très chouette (cela m'a donné envie de voir Monster, à ce propos). Au niveau des bandes-dessinées, elles font pour la plupart une page, et ne dépassent jamais les 3 ou 4. Ce sont donc des histoires très courtes, voire une seule planche... 

Et en si peu de temps, j'ai pu me plonger dans les histoires de ces différents protagonistes (fictifs ou non) qui nous parlent de l'attentat ou, plus généralement, de l'homosexualité et des LGBTphobies. Certaines m'ont moins plu, soit par rapport au texte ou aux illustrations, mais j'ai tout de même aimé chaque page de ce comics. 

Mes préférées sont les suivantes : l'histoire où un petit garçon pose des questions à son père, scénarisée par Teddy Tenenbaum et illustrée par Mike Huddleson ; la conversation téléphonique (basée sur une vraie) entre le fils et ses parents, de Nunzio DeFilippis, Christina Weir, Emma Vieceli et Christina Strain ; celle avec Batman qui essaie de résoudre l'énigme, de Marc Guggenheim, Brent Peeples et Chris Sotomayar ; et l'illustration Harry Potter de Jim Lee (colorisée par Mark Chiarello). 

Ce sont celles qui m'ont le plus touchée. Je trouve que l'illustration sur Harry Potter de Jim Lee est magnifique, et la citation choisie est parfaite : "Les différences de langage et de culture ne sont rien si nous partageons les mêmes objectifs et si nous restons ouverts les uns aux autres". C'est une phrase qui, me semble-t-il, est prononcée par Albus Dumbledore dans Harry Potter et la Coupe de Feu, lorsqu'il fait un discours d'hommage à la fin du livre. 

Quant aux histoires citées plus haut, elles m'ont émue aux larmes. Elles représentent à la fois la colère qui m'habite quand je regarde ce qu'il se passe dans le Monde, quand je pense à toute cette haine, et l'espoir d'un avenir plus beau et tolérant, ainsi que l'amour que je peux ressentir. 

J'ai aimé ce livre pour la diversité dans les histoires, les illustrations, les couleurs, les textes. C'est un ouvrage qui m'a permis de découvrir de nouveaux·elles artistes. Et, surtout, il délivre un message. C'était beau, touchant, militant, et indispensable. Ce livre nous rappelle que l'amour, c'est l'amour. 

16/20

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