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mardi 12 septembre 2017

Alice à travers le miroir, de Lewis Carroll et Lostfish


Auteur·trice·s : Lewis Carroll
Illustrateur·trice·s : Lostfish
Traducteur·trice·s : Jacques Papy
Éditeur·trice : Soleil
Collection : Métamorphose
Pages : 201
Date de parution : 2011
Genre : Beaux livres, classique

Synopsis : Après Les Contes Macabres par Benjamin Lacombe, la collection Métamorphose vous propose une édition illustrée du second chef d’oeuvre de Lewis Carroll : Alice, à travers le miroir par LostFish, préfacée par l’un des maîtres du Lowbrow Art, Trevor Brown ! Talentueuse illustratrice, LostFish commence son parcours créatif comme character designer freelance, mais se tourne rapidement vers un univers plus artistique, en créant des peintures digitales. Ses influences sont surtout classiques, inspirées des peintres flamands et de l’art du XIXe siècle, aussi bien en peinture qu’en photographie. La femme poupée est un thème qu’elle exploite dans chacun de ses travaux, des visages enfantins au regard lointain, des postures figées ou disloquées ; des jeunes filles étranges et parfois dérangeantes, mi-femmes, mi-enfants. C’est donc naturellement que son choix s’est tourné vers Alice, à travers le miroir, un roman placé sous le signe de la féerie, mais qui n’en conserve que l’apparence...

Mon avis : Grande amatrice d'Alice au pays des merveilles, aussi bien le livre, que le film Disney et le film de Tim Burton, je n'avais pourtant jamais découvert sa suite. Et pourtant, ce livre traînait depuis des années dans ma pile à lire. 

Nous retrouvons Alice, petite fille de sept ans à l'imagination débordante, qui, cette fois, s'endort dans un fauteuil et rêve de passer le miroir qui se trouve dans le salon. Elle découvre alors cet univers de l'autre côté du miroir. Tout fonctionne à l'envers : on crie quand on nous demande de murmurer, et quand nous voulons aller à la rencontre de quelqu'un, il faut marcher dans le sens opposé... 

Si c'est possible, Lewis Carroll a réussi à nous dépeindre un univers encore plus étrange que dans le premier livre. J'ai eu un peu de mal à comprendre, et même les dialogues entre les personnages n'avaient aucun sens. C'est ce qui me plaît dans l'univers de l'auteur, mais j'ai trouvé qu'il en avait peut-être un peu trop fait cette fois... ainsi, j'ai moins apprécié cette suite. 

Ce que j'ai vraiment apprécié, c'est les dessins de l'illustratrice qui conviennent parfaitement à l'univers de Lewis Carroll. J'ai trouvé que les illustrations apportaient vraiment un plus, de par leur aspect étrange. Elles sont magnifiques, et j'ai bien aimé le travail de Lostfish. 

Un classique qui vaut le détour même s'il n'égale pas le premier tome. 

14/20

mercredi 23 décembre 2015

L'épouvantable encyclopédie des fantômes, de Pierre Dubois, Carine M. et Elian Black'mor


Pierre Dubois, Carine M., Elian Black'mor
Beau livre, fantastique
Glénat
212 pages
7 novembre 2012

Synopsis : Dans les combles de l'au-delà, voyez-vous, quand les ombres s'abandonnent, les douze coups de minuit enfantent des chimères...
Les fantômes parlent peu, mais ils se font comprendre... Il suffit d'être à l'écoute, de s'abandonner à leur rencontre, de recueillir les signes.
C'est un état d'esprits. Peter C.

Mon avis : J'ai eu envie de ce livre très longtemps avant de l'obtenir, je l'avais repéré en librairie en 2013. Comme j'avais très envie de le lire, je l'ai demandé à mon anniversaire cette année. Je suis ravie d'avoir enfin pu le découvrir, car c'est un très bel ouvrage. Ce n'est pas une encyclopédie à proprement parler, mais plutôt un recueil de différents contes et nouvelles sur les fantômes, avec des explications sur leurs origines et sur la condition de fantôme. Des histoires qui peuvent se passer dans différents pays et différentes régions, l'Irlande, la Bretagne, la Normandie... tous ces lieux hantés par des fantômes. 

Ce sont des histoires parfois atroces et effrayantes, mais toujours avec un fond assez poétique. Quant aux illustrations... Elles sont splendides, c'est un véritable émerveillement pour nos yeux qui en redemandent. Il y a des illustrations en noir et blanc, très détaillées, et d'autres plus colorées, qui attirent le regard, par leur beauté. 

Je vous conseille de prendre votre temps pour lire ce livre, de bien en profiter, de le faire durer... Je lisais une ou deux histoires d'un coup, parfois un peu plus, mais j'ai voulu prendre un peu mon temps. Profiter du superbe travail offert par ces trois auteurs. La fin laisse entendre qu'il y aura un autre livre, probablement sur les revenants cette fois. Livre qui, depuis, est sorti, et se trouve d'ailleurs dans ma pile à lire. Encore un bel ouvrage à lire et à feuilleter...

mercredi 16 septembre 2015

Harry Potter : La Magie des Films, de Brian Sibley


Brian Sibley
Beaux livres, cinéma, albums
 Fetjaine, collection Albums
 160 pages
28 octobre 2010

Synopsis : Plongez dans l'univers fantastique de la saga des films Harry Potter ! Vous saurez pourquoi les sculptures de glace du Bal de Noël ne fondent jamais, comment sont frappés les Gallions, les Mornilles et les Noises, comment dresser un Hippogriffe, ce qui se cache derrière les murs du château de Poudlard et ce qui permet aux Détraqueurs de flotter dans les airs. Ecrit et réalisé avec le concours des acteurs et des équipes qui ont porté à l'écran les célèbres romans de J.K. Rowling, Harry Potter : la magie des films vous emmènera de l'autre côté du décor. Vous partagerez les secrets des réalisateurs, découvrirez de nombreuses photos et illustrations inédites, ainsi que des histoires et des anecdotes exclusives racontées par les vedettes des films. Cet album, véritable collector pour tous les fans, offre un regard privilégié sur l'univers de Harry Potter et des Moldus talentueux qui ont su en restituer toute la magie.

Mon avis : Je possédais ce livre depuis plus de deux ans, et j'avais très envie de découvrir son contenu. J'ai commencé à le lire, petit à petit, sans me précipiter pour pouvoir emmagasiner le maximum d'informations. C'est un livre qui ravira les fans, puisque c'est un guide officiel des sept premiers films Harry Potter (il ne prend pas en compte le dernier, Les Reliques de la Mort partie 2, puisque celui-ci est sorti après la parution du livre). C'est un ouvrage sur les secrets de tournage, les anecdotes, les choix cinématographiques, les costumes, les effets spéciaux, les acteurs, etc. J'y ai appris énormément de choses, des choses que je ne savais pas ou plus. 





C'est un ouvrage très complet, et très photographiques, avec beaucoup d'images et de couleur, ce qui rend la lecture plus attractive, plus sympathique. Les informations y sont néanmoins présentes, et je suis contente d'avoir su tellement de nouvelles choses sur l'univers de mon petit sorcier préféré et surtout sur ce qui l'entoure ! 

Je note néanmoins que le ton donné dans le livre est un peu trop rose, un peu trop beau. On nous parle comme si tout c'était toujours bien passé, que chacun avait participé par passion (pour le cinéma et/ou Harry Potter), alors que, par exemple, le réalisateur du Prisonnier d'Azkaban, Alfonso Cuaron, n'avait jamais vu ou lu Harry Potter auparavant, ce qui peut me questionner sur ses motivations... Ce sont plusieurs petits détails comme celui-ci que j'ai relevé. 

Malgré ça, ça reste un très bon ouvrage, très intéressant et complet, à découvrir absolument !

lundi 23 février 2015

Carmilla, de Sheridan Le Fanu et Isabella Mazzanti


Sheridan Le Fanu et Isabella Manzzanti
Beaux livres, classique, fantastique
Soleil, collection Métamorphose
8 octobre 2014
192 pages

Synopsis : Dans un château de la lointaine Styrie, au début du XIXe siècle, vit une jeune fille solitaire et maladive.
Lorsque surgit d'un attelage accidenté près du vieux pont gothique la silhouette ravissante de Carmilla, une vie nouvelle commence pour l'héroïne. Une étrange maladie se répand dans la région, tandis qu'une inquiétante torpeur s'empare de celle qui bientôt ne peut plus résister à la séduction de Carmilla... Un amour ineffable grandit entre les deux créatures, la prédatrice et sa proie, associées à tout jamais " par la plus bizarre maladie qui eût affligé un être humain ".
Métaphore implacable de l'amour interdit, Carmilla envoûte jusqu'à la dernière ligne... jusqu'à la dernière goutte de sang !

Mon avis : Bien loin des vampires à la mode depuis quelques années, Carmilla est un classique de la littérature vampirique du dix-neuvième siècle. Bram Stocker, auteur du livre culte Dracula, s'en est même inspiré pour écrire, c'est dire ! 

J'ai donc décidé d'emprunter ce court roman, qui a été édité chez Soleil dans une collection plutôt luxueuse, agrémenté des illustrations de la talentueuse Isabella Manzzanti. Sheridan Le Fanu, l'auteur du livre, nous emmène aux origines des mythes du vampire, à la rencontre de Carmilla, belle et séduisante jeune femme, qui va se retrouver accueillie dans un château durant quelques semaines, par Laura, une jeune fille de dix-huit ans, et son père. En apparence, Carmilla est a le même âge que Laura, et cette dernière va aussitôt être séduite à l'idée de se faire une amie.

Rapidement, Carmilla va adopter un comportement étrange, mettant de nombreuses heures à sortir de sa chambre tous les jours, et s'enfermant et vérifiant absolument tout avant d'aller se coucher. En parallèle, Laura et son père entendent de curieuses choses, puisqu'une étrange maladie semble s'être répandue dans la région. 

Nous allons donc suivre l'étrange Carmilla, dont le récit est raconté par son amie Laura, qui va très vite s'attacher à la jeune femme. Leur amitié semble d'ailleurs parfois se profiler vers autre chose, de plus sensuel. J'ai trouvé surprenant - et osé ! - de la part de l'auteur de parler (même si ça n'est que suggéré) d'homosexualité, alors que le livre a été publié dans les années 1800 ! Là encore, nous avons cette séduction du vampire, que nous retrouvons dans d'autres ouvrages de la littérature vampirique. Mais j'ai trouvé intéressant que, pour une fois, le vampire et sa victime soient deux personnes du même sexe. 

Concernant les illustrations, elles sont trop peu nombreuses à mon goût, mais elles ajoutent vraiment un joli détail. De plus, le style de l'illustratrice est vraiment adapté à l'univers gothique traité dans le roman. 

En conclusion, c'est un roman envoûtant, que je vous conseille vraiment de découvrir, un classique dont on ne parle peut-être pas assez !

mercredi 28 janvier 2015

Le Lac des Cygnes, d'Adrian Tchaikovsky et Charlotte Gastaut


Adrian Tchaikovsky et Charlotte Gastaut
Album, beau livre
Amaterra
4 octobre 2012
44 pages

Synopsis : Ce magnifique livre découpé raconte l'univers magique du célèbre ballet Le Lac des Cygnes.

Le prince délivrera-t-il la princesse des cygnes du maléfice du terrible enchanteur ?

Mon avis : Ce livre est une adaptation du ballet Le Lac des Cygnes d'Adrian Tchaikovsky, et Charlotte Gastaut a décidé de lui rendre un hommage, en nous racontant, à travers des illustrations et un peu de texte, une histoire d'amour. Celle d'un jeune prince qui rêve de rencontrer l'amour, mais dont les parents veulent le pousser à se marier rapidement. Ils organisent un bal, durant lequel il devra trouver une femme à épouser. Alors que le prince s'enfuit dans les bois, il aperçoit un envol de cygnes qu'il suit. Là, il rencontre une jeune femme vêtue d'une robe de plumes blanches, la princesse des cygnes. Il en tombe amoureux, et apprend qu'un enchanteur lui a lancé une malédiction : elle redevient humaine quelques heures, chaque nuit. Le prince veut alors la libérer de ce maléfice...

Je vous conseille vraiment de lire ce livre en écoutant la musique (facilement trouvable gratuitement sur Internet), cela ne fera qu'accroître la sensibilité du texte et la beauté des illustrations. Je ne me suis jamais vraiment intéressée à Tchaikovsky et aux ballets, de manière générale, mais c'est vrai qu'avec la découverte de cet album, j'ai envie d'en savoir plus et, pourquoi pas, de voir un ballet en vrai, un jour...

En tout cas, c'est un livre aux découpes formidables, que je présenterai prochainement dans une vidéo. Charlotte Gastaut dessine vraiment bien, c'est un régal pour les yeux.

dimanche 27 juillet 2014

La mélodie des tuyaux, de Benjamin Lacombe et Olivia Ruiz

Auteur : Benjamin Lacombe et Olivia Ruiz (pour le CD)
Illustrateur : Benjamin Lacombe
Genre : Jeunesse, album
Éditeur : Seuil
Collection : Jeunesse
Parution : 8 Octobre 2009
Pages : 34
Prix : 25 euros 50
ISBN : 978-2021001525

Synopsis :

Un conte musical dans lequel le jeune Alexandre rencontre une belle gitane andalouse et se découvre un don exceptionnel pour la musique.
Laissez-vous entraîner par les rythmes gitans !
 

Mon avis :

J'ai emprunté ce livre à la librairie, ce qui fait que je n'ai malheureusement pas pu profiter du CD. Mais c'était l'histoire qui m'intéressait le plus... et, surtout, les dessins de Benjamin Lacombe ! C'est l'histoire d'Alexandre, un jeune garçon qui vit dans une ville industrielle et qui est destiné à travailler à l'usine comme ses parents. 

Seulement, lorsque débarque un cirque en ville, tenu par un groupe de gitans, les choses changent. Alexandre va se découvrir un don pour la musique. Les "étrangers" vont susciter la crainte des adultes, mais Alexandre va tomber sous le charme d'une jeune gitane, et apprendre à les connaître.

C'est une belle histoire d'amour, et aussi une histoire de tolérance face à la "peur" de l'étranger, de l'inconnu... C'est un joli conte, agrémenté des dessins toujours aussi magnifiques de Benjamin Lacombe. Encore une fois, il nous offre un livre qu'on aime admirer, contempler... 

lundi 19 mai 2014

Blanche Neige, de Jacob et Wilhem Grimm, illustré par Benjamin Lacombe

Auteurs : Jacob et Wilhem Grimm
Illustrateur : Benjamin Lacombe
Traductrice et adaptatrice : Suzanne Kabok
Genre : Conte, beaux livres, album
Éditeur : Milan
Collection : Albums classiques
Parution : 28 octobre 2010
Pages : 40
Prix : 16 euros 90
ISBN : 978-2745942210


Synopsis :

Il était une fois, au coeur de l'hiver, une reine qui cousait à sa fenêtre. Par le cadre d'ébène, elle contemplait les flocons de neige qui voletaient dans le ciel, telles des plumes. Soudain elle se piqua le doigt, et trois gouttes de sang tombèrent sur la neige. Le rouge était si beau sur la blancheur éclatante qu'elle songea : " Ah ! Si seulement j'avais un enfant à la peau blanche comme neige, aux lèvres aussi rouges que le sang et aux cheveux noirs d'ébène ! "

Mon avis :

Vous connaissez tous l'histoire de Blanche-Neige, cette jeune fille blanche comme neige à la chevelure d'ébène et aux lèvres rouge comme sang. Jalouse de sa beauté, sa belle-mère cherche à l'assassiner, et Blanche-Neige va parvenir à se réfugier chez sept nains, où elle tentera d'échapper aux plans machiavéliques de la marâtre.

Cet album nous conte la véritable histoire de Blanche-Neige, agrémentée des très sombres illustrations de Benjamin Lacombe. Les dessins sont admirables et apportent un plaisir des yeux inégalable. Vers la fin de l'album, des illustrations en double-page sont suffisants pour remplacer le texte.

Même si Blanche-Neige reste naïve, on est bien loin de la version Disney, notamment grâce aux illustrations très sombres qui rendent l'album beaucoup plus "adulte". Ce livre, c'est l'occasion de redécouvrir un classique, avec en prime de superbes illustrations.

mardi 8 avril 2014

Notre-Dame de Paris, de Victor Hugo, illustré par Benjamin Lacombe

Auteur : Victor Hugo
Illustrateur : Benjamin Lacombe
Genre : Classique, drame, beau-livre
Éditeur : France Loisirs
Parution : Octobre 2013
Pages : 600
Prix : 39 euros 99
ISBN : 9782298076226

Synopsis :

Le plus célèbre roman de Victor Hugo, véritable icône du romantisme enfin présenté dans une exceptionnelle édition intégrale illustrée.

Un récit entre drame et épopée, pittoresque et poésie, porté par l'extraordinaire sensibilité parisienne de son auteur. Une sensibilité partagée par Benjamin, qui explore ici l'époque médiévale et se délecte à offrir son interprétation d'un imaginaire qui dresse, au milieu des grouillements et des clameurs, trois figures de légendes : Esméralda, femme fatale; Frollo, archidiacre maudit; et Quasimodo, bossu borgne au grand coeur - et en toile de fond, une cathédrale d'épouvante.

Mon avis :

Je ne me suis pas encore habituée à la plume de Victor Hugo et à la "lenteur" des textes classiques, et je me suis dit que de lire Notre-Dame de Paris dans une version illustrée par Benjamin Lacombe serait vraiment une chouette idée, puisque j'admire énormément son travail. Ce livre m'a été offert à Noël dernier, par ma tante, et j'ai enfin décidé de le lire. Je savais que cette lecture serait néanmoins assez longue et plus compliquée qu'un roman contemporain. En effet, je l'ai commencé début mars, pour le finir en avril. J'ai organisé une lecture commune sur Livraddict, et je suis moi-même en retard... Mais bref, parlons maintenant de l'ouvrage en lui-même.

Nous ne sommes pas plongés directement au cœur du récit, il nous faut d'abord faire la connaissance des différents personnages. Quasimodo, le sonneur des cloches de Notre-Dame, il est bossu, sourd, rejeté de tous. Claude Frollo, l’archiatre qui a recueilli le bossu, est lui aussi mal-aimé. Esméralda, la bohémienne qui gagne sa vie en dansant dans les rues de Paris, toujours accompagnée de sa chèvre Djali. Phoebus, l'homme promis à Fleur-de-Lys dont la Esméralda va tomber folle amoureuse. Pierre Gringoire, un philosophe qui va échapper à la pendaison en épousant Esméralda.

Bien sûr, le titre n'est pas dû au hasard, et la cathédrale Notre-Dame a une importance primordiale dans le livre. Les longues descriptions de Notre-Dame et de Paris m'ont d'ailleurs beaucoup freinée dans ma lecture, alors que j'avançais plutôt vite, avant. C'est le seul reproche que je pourrais faire à cette œuvre : les longues descriptions. Je savais qu'il y en aurait beaucoup, l'ayant constaté dans la lecture de Les Misérables, mais c'était tout de même assez décourageant. Néanmoins, si ses descriptions vous rebutent, vous pouvez très bien en sauter des passages, la compréhension de l'histoire reste la même.

Mis à part ces descriptions plutôt décourageantes, j'ai beaucoup aimé cette histoire. J'ai découvert un tout autre aspect en lisant l'original, moi qui ne connaissais jusqu'alors que la version Disney. Cette dernière est très édulcorée. Les scènes et les personnages sont beaucoup plus sombres dans le roman. Dans le dessin animé, Quasimodo apparait clairement comme le gentil de l'histoire, alors que là, c'est moins certain. Au final, les personnages sont tous très différents du Disney, alors mieux vaut ne pas s'y référer !

C'est un roman tragique, avec une histoire d'amour, mais aussi un roman historique. Cet aspect est plutôt présent, et on retrouve de célèbres personnages de l'époque. N'étant franchement pas habituée à l'époque médiévale et ayant très peu de connaissances concernant le Moyen-Âge, il était très intéressant de lire et découvrir certaines choses, bien que ça ne soit pas cet aspect-là qui m'a le plus interpellée. En effet, ce que j'ai vraiment apprécié, c'est l'histoire d'amour (à sens unique) entre Quasimodo et Esméralda, la beauté avec laquelle Victor Hugo nous conte cette histoire... J'ai beaucoup d'admiration pour cet écrivain, bien que je n'ai lu que trois livres de lui. 

Malgré les difficultés et le temps que j'ai mis à le lire, j'ai vraiment aimé ce roman. C'est une très belle histoire, très émouvante. Concernant les dessins de Benjamin Lacombe, ils sont assez peu nombreux finalement, mais ils apportent un plus à l'histoire. C'est un plaisir supplémentaire, et ça me permettait d'avoir une vision des personnages (autre que celle des Disney, ça aurait rendu ma lecture beaucoup moins sérieuse). Le style de Benjamin Lacombe est très sombre et s'accorde donc très bien avec ce drame de la littérature.

dimanche 19 janvier 2014

Madame Butterfly, de Benjamin Lacombe

Auteur et illustrateur : Benjamin Lacombe
Genre : Beau livre, album, drame
Éditeur : Albin Michel
Collection : Jeunesse
Parution : 13 novembre 2013
Pages : 70
Prix : 29 euros 90
ISBN : 978-2226250872

Synopsis :

L’inoubliable histoire de Madame Butterfly, souvent contée sous différentes formes (le célèbre opéra de Giacomo Puccini, la pièce de David Belasco ou le récit intimiste de Pierre Loti), vous est ici présentée dans une version totalement inédite et magistrale. Benjamin Lacombe réinterprète ce drame amoureux, narré à la première personne par un Pinkertown rongé par le remord d’avoir brisé les ailes de la délicate femme papillon, et nous entraîne dans un Japon révolu, à la beauté et l’exotisme intacts. Madame Butterfly est aussi un livre d’artiste de grand format et à la fabrication exceptionnelle. Tissus, papiers précieux et reliures à la japonaise pour ce livre-objet où s’épanouissent d’éblouissantes peintures à l’huile d’un côté et de l’autre se déploie, sur près de 10 mètres de long, une fresque au crayon et à l’aquarelle.

Mon avis :

Grande admiratrice du travail de Benjamin Lacombe, quelle ne fut pas ma joie lorsque j'appris que ce dernier venait pour une dédicace à la librairie Le Failler, à Rennes (en Ile-et-Vilaine), le 6 décembre ! Comme il était exclu à mes yeux que je loupe cet événement, je me suis organisée et j'ai pu, par bonheur, y aller. J'ai attendu plus d'une heure trente, mais l'attente n'était pas vaine. J'ai également totalement craqué pour le livre-objet Madame Butterfly, que j'ai acheté sans trop d'hésitations. Un achat d'impulsion, comme on dit !

Ce dessin est l'alliance entre l'infinie beauté de cette Geisha et l'immense talent de Benjamin Lacombe.

Je vais maintenant parler un peu plus en détails du livre et du contenu de celui-ci. Madame Butterfly, c'est d'abord une pièce de théâtre, adaptée ensuite en opéra par Puccini. Cette fois-ci, Benjamin Lacombe réinterprète ce drame amoureux dans une adaptation très libre, basée sur l'opéra de Giacorno et de Madame Chrysanthème de Pierre Loti.

Pour cet album, Benjamin Lacombe s'est surpassé et nous offre ici une très belle adaptation à travers cet ouvrage. Les motifs sont remarquables, il y a là quelque chose de délicat et de savoureux, qui n'est pas sans me rappeler les litchis dont la saveur caresse nos papilles de douceur et de suavité, tout comme je fus à la fois bercée et émerveillée lors de ma lecture.

Bien sûr, le livre étant très beau et très délicat, j'en prend grand soin et j'y fait particulièrement attention. En effet, ce n'est pas un livre comme les autres. D'une part, il y a l'histoire, présentée à la manière de tous les livres, et, d'autre part, lorsqu'on le déplie de l'autre côté, on découvre une longue fresque de dix mètres, d'une incroyable beauté et délicatesse.


Grâce à ce beau livre, j'ai également pu découvrir plus en détails l'histoire de Madame Butterfly, que je ne connaissais pas bien avant. À tort, sans doute. C'est une histoire tragique et très belle, que Benjamin Lacombe a su transposer à merveille. La beauté de ce livre est sans égal à l'histoire portée par ces pages.

Nous sommes au début des années 1900, au Japon. Pinkerton, un officier américain de passage, va céder à un caprice à la vue d'une Geisha dont il tombera immédiatement sous le charme. Pinkerton épouse donc la Geisha, Madame Butterfly, sans prendre ce mariage très au sérieux. Néanmoins, il en est beaucoup plus pour la jeune femme, qui va prendre très à cœur son nouveau rôle, et vouera un amour fidèle et inconditionnel à son mari. Ce dernier, au bout de quelques temps, s'en va pour rentrer chez lui, tout en promettant à sa femme qu'il sera bientôt de retour.


Alternant les couleurs chaudes et froides, les images correspondent parfaitement au ton dramatique que le récit prend. Les dessins apportent une toute autre dimension au texte, ils nous permettent d'accéder à un ressenti, des émotions, des sensations qu'eux seuls nous soufflent à travers l'histoire des personnages, l'amour naissant entre Butterfly et Pinkerton, la douleur que le départ de ce dernier va provoquer chez le papillon qui a perdu ses ailes suite à la trahison... C'est beau, c'est tragique, et c'est si merveilleusement fait qu'on tourne les pages sans même s'en rendre compte, ne s'arrêtant que pour contempler les dessins qui rejoignent parfaitement le texte. Les illustrations de cet album sont incroyables, un mélange de drame, de beauté et de violence qui nous amène au pays du Soleil Levant, avec cette geisha si belle, si mystérieuse... On ne peut que difficilement détacher le regard de ces illustrations, envouté par la finesse du des traits, du détail.

Benjamin Lacombe signe ici une fresque remarquable, ornée d'amour et de poésie. Cette histoire belle et dramatique est une ode à l'évasion et à l'émotion, où les dernières pages percent notre sensibilité au point d'en crever le cœur. Ce livre est, sous tous les points, un chef d’œuvre, et il serait vraiment dommage de passer à côté. Je ne peux que conseiller aux amateurs d'art, d'opéra, de belles histoires dramatiques, de beaux livres et à tous ceux qui apprécient le travail de Benjamin Lacombe ou souhaitent le découvrir. Une pure merveille pour les yeux, un vrai régal, un véritable enchantement.