lundi 8 avril 2019

Le Club des divorcés, de Kazuo Kamimura


Illustrateur·trice·s : Kazuo Kamimura
Scénariste·s : Kazuo Kamimura
Traducteur·trice·s : Sylvain Samson
Éditeur·trice : Kana
Collection : Sensei
Genre·s : Manga, seinen

Synopsis : Le « Club des Divorcés » est un petit bar à Ginza géré par Yukô, jeune femme de 25 ans, divorcée. Elle devient la « mama » du bar après son divorce afin de subvenir aux besoins de sa petite fille de trois ans. Dans cette série en deux tomes, on découvre le quotidien difficile d’une hôtesse, patronne et femme divorcée dans le Japon des années 70.

Mon avis :

Tome 1 (504 pages) : Ce manga a été publié dans les années 70 pour la première fois, et c'est justement l'époque à laquelle l'histoire se situe. Nous allons suivre Yûko, une jeune femme de 25 ans, séparée de son mari, qui a par la suite ouvert le bar "Le Club des Divorcés" afin de subvenir à ses besoins et ceux de sa fille de trois ans. 

Dans cet ouvrage, nous allons avoir un aperçu des difficultés que les femmes divorcées au Japon pouvaient rencontrer, comme Yûko, qui est patronne de bar et hôtesse. Cette intrigue se termine en deux volumes (plutôt conséquents puisqu'ils font chacun environ 500 pages), et aborde un sujet tabou au Japon : le divorce. 

L'univers dépeint par Kazuo Kamimura est plutôt sombre, ce qui contraste parfois avec les illustrations plutôt fines et délicates. Mais dès le début du livre, une femme veut se suicider et un homme fait une remarque surprenante, qui prête presque à rire tant elle est inattendue. Oui, parce que l'auteur aborde cet ouvrage avec sérieux sans pour autant que ce soit trop dramatique... 

Bien qu'il n'y ait pas énormément de texte, c'est un manga riche, avec lequel il faut prendre son temps, surtout pour admirer le trait de Kazuo Kamimura, très poétique. 

Pour conclure, j'ai aimé cette histoire, notamment la découverte des différents personnages. J'étais un peu inquiète à l'idée de commencer un livre aussi gros - même illustré - et il se lisait plutôt bien, finalement. 

15/20

Tome 2 (495 pages) : Second et dernier volume pour cette duologie mettant en scène Yûko, une jeune femme divorcée. Jusque-là, rien d'exceptionnel... Sauf que Yûko est mère célibataire et tient le bar "Le Club des Divorcés". Et surtout, l'intrigue se déroule au Japon dans les années 70, alors que les femmes divorcées sont mal perçues... 

Petit à petit, nous voyons la relation entre Yûko et Ken-Chan, qui est son employé au bar, évoluer. Il est évident que ce dernier est amoureux d'elle, mais nous ne savons pas vraiment ce qu'elle peut éprouver à son égard. Et puis, petit à petit, les hôtesses quittent le navire, ce qui va amener ces deux protagonistes à ouvrir ensemble un nouveau bar "Le Club des Divorcés", plus petit, celui-ci. 

L'histoire n'est pas pleine de rebondissements, mais Kazuo Kamimura dépeint un univers auquel j'ai accroché. Il parle de la réalité d'une époque avec finesse et un trait d'humour noir, mettant en scène des scènes de violence, de sexe et de viols... 

Au niveau des illustrations, c'est vraiment le gros plus de cet ouvrage. L'auteur a en effet un coup de crayon élégant, qui diffère un peu de certains mangas que nous pouvons voir d'ordinaire, et qui me plaît beaucoup. 

J'ai apprécié cette duologie et les graphismes de ces deux ouvrages. Ainsi, j'ai très envie de poursuivre ma connaissance des oeuvres de Kazuo Kamimura, notamment celles rééditées depuis peu, puisqu'elles me semblent toutes intéressantes. 

15/20

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