mercredi 20 février 2019

Alt-life, de Joseph Falzon et Thomas Cadène


Illustrateur·trice·s : Joseph Falzon
Scénariste·s : Thomas Cadène
Coloriste·s : Marie Galopin
Éditeur·trice : Le Lombard
Pages : 183
Date de parution : 6 avril 2018
Genre·s : Bande-dessinée, science-fiction

Synopsis : Une petite histoire de l'avenir.
Josiane et René sont de la génération 50/50 : à moitié dans le réel, à moitié dans le virtuel. Fuyant un monde à l'agonie, ils se portent volontaires pour la plus définitive des expériences : être les pionniers d'un nouveau monde, 100% virtuel, sans retour possible.
Un monde que leurs désirs façonnent et duquel ont disparu la douleur ou les besoins naturels. Cet univers où tout est possible (ou presque) va devenir l'aventure qui définira les contours de leur avenir et de celui de tous ceux qui choisiront de les rejoindre.
Bien sûr, parce qu'ils sont comme tout le monde, Josiane et René vont beaucoup s'intéresser au sexe.

Mon avis : Dans un monde qui se meurt, un homme et une femme se portent volontaires pour une expérience d'un an : tester le nouveau monde, entièrement virtuel, où il est possible de laisser son imagination déborder... Dans cet univers, pas de besoins naturels et - presque tout - est possible, y compris de faire apparaître des êtres humains qui semblent réels. Alors, dans un premier temps, Josiane et René vont surtout explorer des fantasmes sexuels... 

Ce n'est pas le genre d'ouvrage vers lequel je me serais penchée, parce que cette couverture très colorée et très étrange ne m'aurait pas attirée, mais il faisait partie du prix en bulles de la médiathèque, alors je l'ai lu. Je suis plutôt contente de l'avoir fait, parce que la thématique abordée est au final très intéressante. 

Déjà, il y a pour moi une dimension écologique : la Terre n'est plus viable et les êtres humains cherchent donc une solution pour pouvoir survivre malgré tout, et elle est dans le virtuel. Là, nous lançons le grand thème de cette bande-dessinée... la réalité virtuelle, qui, dans l'histoire, permet même de ressentir des choses physiquement. Cette question fait pleinement réfléchir sur notre rapport à la technologie. 

Parfois, j'ai été déroutée par les décisions et actes des protagonistes, et j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup trop de sexe. C'était utile à l'histoire et à la construction des personnages, mais il n'était pas nécessaire d'avoir autant de scènes de sexe. 

Quant aux illustrations de Joseph Falzon, je ne les ai pas spécialement aimées, surtout dans un premier temps. Ensuite, je m'y suis habituée et j'ai trouvé qu'elles collaient plutôt bien au monde inventé par Thomas Cadène, le scénariste. 

C'est une bande-dessinée qui peut faire réfléchir sur de nombreux points, mais qui ne m'aura pas touchée et marquée plus que cela. 

12/20

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