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lundi 1 avril 2019

Planète végane, d'Ophélie Véron


Auteur·trice·s : Ophélie Véron
Éditeur·trice : Marabout
Pages : 431
Date de parution : 24 mai 2017
Genre·s : Essai, pratique

Synopsis : Et si nous vivions sans exploiter les animaux ?

Viande, fromage, laine, cuir, corrida, zoo... Être végane, c'est vivre en essayant de ne pas exploiter les animaux. Au-delà d'une simple alimentation, le véganisme est un mode de vie, un engagement philosophique et un mouvement politique qui nous invite à changer notre regard sur le monde et sur notre quotidien. C'est aussi une alternative de société, qui vise tout autant à respecter la vie animale qu'à préserver la planète et les générations futures.
Loin des idées reçues, Ophélie Véron nous explique le pourquoi et le comment du véganisme. Dans cet ouvrage riche en informations, réflexions et découvertes, elle analyse les origines et idées fortes du mouvement et offre tous les outils nécessaires pour s'engager en faveur d'un monde plus juste et solidaire. Éthique, environnement, nutrition, vie pratique, communication... Que vous soyez omnivore, végé en devenir ou végane de la première heure, elle répond à toutes vos questions et déconstruit les mythes les plus tenaces même le fameux cri de la carotte !

Mon avis : Il est bien dommage d'avoir laissé traîner ce livre dans ma pile à lire depuis juin 2017, puisqu'il m'aurait été bien plus utile au début de mon véganisme (depuis septembre 2016)... J'ai pu malgré tout apprendre de nombreuses choses. 

Selon la définition de Donald Watson (qui a prononcé pour la première fois le terme "vegan" et qui est fondateur de la Vegan Society), « le véganisme est une philosophie et une façon de vivre qui cherche à exclure, autant qu’il est pratiquement possible, toutes les formes d’exploitation et de cruauté envers les animaux, que ce soit pour se nourrir, s’habiller, ou pour tout autre but  ; et par extension, le véganisme soutient et encourage le développement et la mise en oeuvre d’alternatives sans utilisation d'animaux, pour le plus grand bien des êtres humains, des animaux et de l’environnement ».

Maintenant que j'ai posé cette définition, nous allons pouvoir parler de cet ouvrage, dans lequel Ophélie Véron nous donne une vision globale de tous les aspects du véganisme (alimentation, vêtements, hygiène et cosmétiques, animaux dits de compagnie, loisirs et divertissements...), l'histoire du véganisme, mais aussi comment le devenir et le rester, comment gérer notre véganisme en société... 

C'est un guide complet à destination des personnes qui ne sont pas encore véganes, mais également aux personnes qui ont des véganes dans leur entourage et aux véganes débutant·e·s ou confirmé·e·s. Les nombreux conseils donnés par l'autrice vous seront très utiles si vous ne savez pas comment procéder. Les parties sur l'alimentation sont parfois longues, mais le fait qu'elles soient complètes peut vraiment aider certaines personnes et j'ai pu y choper quelques informations nutritionnelles auxquelles je ne prêtais pas particulièrement attention, même après deux ans et demi de végétalisme. 

Celle qui m'a le plus intéressée, c'était celle sur l'histoire du véganisme, et le traitement qui a été et est réservé aux animaux à travers le Monde, les différentes pratiques religieuses, etc. J'ai pris de nombreuses notes sur la première partie, pour ne plus en prendre ensuite. 

J'étais également ravie d'avoir une partie sur le véganisme en société, et c'est principalement pour cette raison que j'aurais aimé lire cet essai bien avant. Parce que je ne tâtonnais un peu au départ, et qu'il aurait pu m'être utile d'avoir quelques conseils... 

Néanmoins, je déplore certaines choses. Par exemple, l'autrice conseille que si nous sommes invité·e à un événement comme un mariage et que rien n'est prévu pour nous lors du repas et qu'il est impossible de négocier avec les organisateur·rice·s, d'apporter un plat voire de manger avant... elle recommande de rester sympathique et souriant·e malgré tout, même dans des situations comme celles-ci, et va même jusqu'à dire que, lors d'une sortie au restaurant où un plat végane n'est absolument pas possible, de manger avant ! Je ne vais pas au restau pour manger avant, et si des personnes qui m'invitent à un événement ne veulent pas prévoir au minimum quelques légumes, des carottes râpées ou du taboulé, je n'y vais pas. Ce n'est pas toujours aux véganes de faire des concessions, et nous avons le droit de ne pas toujours sourire et être gentil·le lorsque nous ne sommes pas considéré·e·s. 

Mis à part ce bémol, c'est un livre que j'ai aimé lire, parce qu'il fourmille d'informations et de conseils, sans pour autant être rébarbatif, puisqu'il se lit plutôt facilement (malgré son épaisseur qui peut impressionner). Je suis Ophélie Véron sur les réseaux sociaux, et c'est une personne bienveillante, qui parle de pleins de sujets très intéressants. 

Pour conclure, je conseille cet ouvrage à toutes les personnes qui veulent en apprendre plus sur le véganisme et surtout à celles qui veulent le devenir ou le rester. 

15/20

mardi 5 mars 2019

Les sentiments du prince Charles, de Liv Strömquist


Illustrateur·trice·s : Liv Strömquist
Scénariste·s : Liv Strömquist
Traducteur·trice·s : Kirsi Kinnunen et Stéphanie Dubois
Éditeur·trice : Rackham
Collection : Le signe noir
Pages : 144
Date de parution : 2016
Genre·s : Bande-dessinée, essai

Synopsis : Lors d’une conférence de presse après ses fiançailles avec Diana, le prince Charles dut répondre à la question : « Êtes-vous amoureux ? » Après une petite hésitation, il répondit : « Oui… Quel que soit le sens du mot “amour” ». Or, en lisant la presse people quelques années plus tard, on constata que de toute évidence Charles et Diana n’attribuaient pas du tout le même sens au mot « amour »… En feuilletant les mêmes magazines, on pouvait aussi se demander comment Whitney Houston avait pu tomber amoureuse d’un sale type comme Bobby Brown, et de remarquer au passage qu’en matière d’amour, le bonheur de l’un ne fait pas forcement celui de l’autre.

Mon avis : Cet ouvrage m'avait été conseillé par ma libraire, puis offert par une amie, et j'étais impatiente de le découvrir. Et pourtant, je ne le lis que plus d'un an après... ne cherchez pas à comprendre pourquoi. 

Ce que nous allons tenter de comprendre, ici, c'est plutôt les relations entre les hommes et les femmes et comment la société nous influence dans notre comportement. C'est ce que l'autrice, Liv Strömquist, a décrypté dans cet ouvrage. Elle y dénonce le patriarcat et les schémas qui se mettent en place afin que chacun·e corresponde bien aux normes du genre qu'on lui a attribué. 

C'est une bande-dessinée qui m'a fait réfléchir sur ma propre conception du couple et sur la manière dont je pouvais agir (je suis dans une relation hétérosexuelle, et c'est ce dont l'autrice parle). Et, même en étant plutôt "déconstruite" vis-à-vis du sexisme, je me suis rendu compte que j'agissais tout de même souvent en fonction des normes qu'on nous impose, au sein même de ma relation amoureuse. 

Il y a plusieurs chapitres, avec chaque fois une thématique différente et de nombreux exemples. Nous partons d'une simple phrase prononcée par le prince Charles (après ses fiançailles avec Diana), lorsqu'on lui a demandé s'il était amoureux : « Oui… Quel que soit le sens du mot “amour” ».

Bien que n'étant pas fan des illustrations - très simplistes, avec un très presque "grossier", et une colorisation entièrement en noir et blanc -, j'ai bien aimé ce livre, surtout pour le propos amené par Liv Strömquist. Parce qu'au final, ce ne sont pas les dessins qui importent le plus, mais bien les écrits.

C'est un essai graphique qui comporte beaucoup de texte mais qui reste agréable à lire, d'autant plus qu'il y a de nombreuses touches d'humour. Une bande-dessinée engagée et féministe, à faire lire à toutes les personnes dans une relation amoureuse ! 

15/20

dimanche 10 février 2019

Changer le monde, ça ne tient qu'à nous... et tout le monde s'en fout, d'Axel Lattuada, Fabrice De Boni, Marc De Boni


Auteur·trice·s : Axel Lattuada, Fabrice De Boni et Marc De Boni
Illustrateur·trice·s : Guillaume Lab
Éditeur·trice : First
Pages : 157
Date de parution : 11 octobre 2018
Genre·s : Essai, humoristique

Synopsis : Entre coups de gueule et idées lumineuses, Lexa nous livre autant de problèmes que de solutions - parce que la clitophobie, c'est pas compliqué à soigner, parce que la déforestation, c'est un piège à cons, parce que les êtres humains se font toujours la guerre, parce que ton corps n'est pas forcément carnivore, parce qu'on surconsomme et qu'on pollue, qu'on le sait très bien mais qu'on s'arrête pas pour autant...
Et tout le monde s'en fout.
Pourtant, si on décide qu'il y en marre et qu'on se motive à sortir de notre canap', y a moyen de faire bouger les choses !

Mon avis : Je suis abonnée à la chaîne Et tout le monde s'en fout, présentée par Lexa (joué par Axel Lattuada), un personnage qui, en quelques minutes, appuie là où ça fait mal en présentant un problème de notre société (qu'il soit d'ordre social, politique, écologique... ou tout cela à la fois), comme par exemple le sexisme, les publicités, la viande, les vêtements, etc. 

Lexa est un personnage condescendant, et c'est aspect se retrouve dans le livre - c'est ce qui permet de qualifier d'humoristique, bien que les faits annoncés devraient vouloir nous faire pleurer -, ce qui n'est pas plus mal puisque c'est un des aspects phares de l'émission. 

En un peu plus de 160 pages, les auteurs de l'ouvrage (Fabrice De Boni, Marc De Boni et Axel Lattuada) ont présenté des dizaines et des dizaines de problèmes sur une page tout en donnant, sur une seconde page, des conseils et des propositions afin d'améliorer la situation à notre échelle. En effet, aujourd'hui, nous ne pouvons nier que le monde va mal, et ce livre nous le rappelle, en parlant, par exemple, de la surpopulation, de l'eau, de la biodiversité, de la culture du viol, du racisme... 

De plus amples informations sont apportées sur les sujets qui ont déjà été abordés, et nous avons également l'occasion d'en apprendre sur des thèmes qui n'ont pas (encore ?) été présentés sur la chaîne. De plus, il me paraît plus pratique de se replonger dans cet essai (je ne sais pas si le terme est très approprié mais je n'en trouve pas d'autre) pour y chercher une information...

... ce qui se fait très facilement, puisque le livre est très ludique. Il y a de nombreuses photos et images, les pages sont très colorées, avec des petites annotations un peu partout. C'est un peu comme si Lexa avait tenu un journal de bord et que nous l'avions entre les mains. 

Pour résumer, c'est un ouvrage très important que j'ai eu plaisir à lire et qui m'a beaucoup plu, de part les sujets traités (qui sont importants, parce qu'il faut absolument qu'on fasse quelque chose pour sauver notre planète...) et la manière dont c'est fait. 

15/20